traditionnelle

Focus sur une artiste trop peu connue... Brandy Clark.

Brandy Clark a été élevée à Morton, Washington, une petite bourgade forestière de 900 personnes à l'ombre du mont St. Helens. Comme une enfant des années 1980, elle a été influencée par les country-pop et la musique country traditionnelle qu'elle entendait chez ses parents et sa grand-mère comme Barbara Mandrell, Ronnie Milsap, Merle Haggard et Loretta Lynn. Clark cite le film de Patsy Cline "Sweet Dreams" comme étant l'une de ses plus grandes premières influences.

Elle a joué pour la première fois de la guitare à l'âge de neuf ans et a fait ses débuts de chanteuse dans les comédies musicales de l'école. Sa mère l'a encouragé à écrire des chansons. Brandy a abandonné sa musique pendant sa période à l'école secondaire, elle s’est alors consacrée aux sports, puis a intégré la fac grâce à une bourse sportive en basket à la Central Washington University. Elle a quitté plus tard le basket-ball. Quand elle entra dans sa première année de fac, elle a commencé à devenir plus sérieux sur la musique, reprendre des cours de guitare et rejoindre un groupe avec sa mère et un ami. Adolescente, elle a découvert le programme de l’industrie musicale à l'université de Belmont, alors elle s'est inscrite et a déménagé à Nashville en 1998. Elle a étudié la musique commerciale et a été choisi pour jouer dans le prestigieux "Best of the Best Showcase." Après son diplôme, Clark a décroché un emploi chez Leadership Music, une offre d'emploi qui a finalement conduit à son contrat d'édition.

En 2011 " Mama’s Broken Heart" , écrite par Clark avec Shane McAnally (son collaborateur habituel) et Kacey Musgraves , paru sur l'album de Miranda Lambert Four the Record . Sorti le 14 Janvier 2013, il s’agit du quatrième single à finir à la deuxième position à la fois des chansons du Billboard Hot Country & Billboard Country Airplay. Le plus grand succès de Clark en date est le titre qu’est a écrit avec son co-auteur McAnally et Trevor Rosen, une chanson n ° 1 ASCAP et troisième succès de The Band Perry, "Better Dig Two."

Comme compositeur chez Music Row Clark écrit des chansons qui la plupart du temps se classe dans un genre country-folk. Ce sont des chansons basées sur de vrais personnages imparfaits qui racontent la vérité sur la condition humaine. Elles contiennent de l'humour noir, avec un mélange d'humour et de réalisme, tout en ayant la touche artistique pour les rendre fictif.

En 2012, elle a ouvert le spectacle de Sheryl Crow lors des Grammy Awards. Brandy a trouvé un protecteur dans l’artiste country Marty Stuart depuis le samedi 8 Décembre  2012, date à laquelle elle s’est jointe à lui pour faire ses débuts au Grand Ole Opry quand elle a joué pour la célébration anniversaire de Marty ainsi que pour son Late Night Jam au Ryman Auditorium de Nashville.

Au début de 2013 Brandy a été choisie par la CMT comme étant l'une des « Femmes de la Country Music », ce qui lui a valu une année de promotion parmi plusieurs artistes émergents.

 

En Décembre 2012, Clark a publié sur internet un EP 3 titres éponyme qui comprenait les chansons "Pray to Jesus", "Stripes" et "Take a Little Pill." La chanson " Stripes " est sorti en single et la vidéo officielle a fait ses débuts sur CMT le 4 Juillet 2013. Il a été réalisé par Becky Fluke (Little Big Town , Pistol Annies ) et Nancy Grace de HLN y joue un petit rôle de camée.

En tant que co-auteur de  "Mama’s Broken Heart" de Miranda Lambert, le 10 septembre 2013 Brandy a reçu une nomination dans la catégorie Chanson de l'Année (présentée aux auteurs-compositeurs) pour la 47ème  diffusion annuelle des CMA Awards qui s’est tenue à Nashville le 6 Novembre 2013. Elle a été aussi deux fois nominée pour la Chanson de l'Année aux 4ème American Country Awards qui se sont tenus à Las Vegas le 10 décembre 2013.

Le 22 octobre 2013, elle sort son premier album 12 Stories produit par Dave Brainard (Jamey Johnson, Jerrod Niemann), et comprend une apparition de Vince Gill dans les chœurs. Cet album a fait ses débuts en n° 28 au Billboard Top Country Album.

Today in Country Music History

Aujourd’hui dans l’Histoire de la Country Music:

11 avril 1978


L’album "Waylon & Willie" issu de la collaboration entre Waylon Jennings et Willie Nelson est certifié disque de platine.

Waylon & Willie est donc un album en duo qui sortit sur le label RCA Victor en 1978. Il resta 10 semaines à la première place des charts d’albums country. L’album contient trois chansons interprétées individuellement par Willie and Waylon ainsi que cinq duos. Quelques-unes des compositions de l’album avaient déjà été soit présentes sur d’autres albums ou bien interprétées en live mais jamais enregistrées.

Le titre phare de l’album est "Mamas Don't Let Your Babies Grow Up to Be Cowboys", qui atterrira à la première place des charts country, entrera dans les charts pop et remportera le Grammy Award de la meilleure performance country par un duo ou groupe. Trois autres morceaux terminèrent numéros 1; il s’agit de "Lookin' for a Feeling", "I Can Get Off on You" et "The Wurlitzer Prize (I Don't Want to Get Over You)", tandis que "If You Can Touch Her at All" finit lui aussi dans le top 5.

Les notes présentes sur la pochette, complimentant Jennings et Nelson sur leur capacité à surprendre et offrir une performance commune solide, furent écrites par Chet Flippo de Rolling Stone Magazine. Waylon & Jenning fut réédité en 2001 par RCA Records incluant 3 inédits – non-présents sur les versions précédentes.

Brad Paisley... Critique de son nouveau Wheelhouse (un titre en exclu)

En une année, Brad Paisley a joué sur le plateau de Garrison Keillor pour son émission "Prairie Home Companion," a fait une apparition dans la série animée "South Park " et a sorti son premier livre "Diary of a Player." Il n'est donc pas surprenant que lorsque le chanteur / compositeur / guitariste a intitulé son nouvel album "Wheelhouse" (espace personnel où on se sent à l’aise) il pensait évidemment à en sortir. Le premier single, "Southern Comfort Zone", le 21ème numéro 1 de Paisley, chante les louanges de son Tennessee ("my Tennessee Home") à l’unisson avec la chorale de Brentwood Baptist Church. Il encourage alors les sudistes (comprenez ici, les habitants du sud) à quitter leur environnement quotidien et visiter des villes comme Rome, Paris et bien d’autres, où tout le monde ne connait pas forcément les paroles de "Ring of Fire" ou "Amazing Grace" ("not everybody knows the words to ‘Ring Of Fire’ or ‘Amazing Grace.’")

Le natif de la Virginie-Occidentale a écrit et co-écrit les 14 chansons ainsi que les trois interludes présents sur l’album. Sa signature personnelle est remarquable dans les ballades attachantes ou les chansonnettes comiques comme "Death of a Single Man." Mais bien sûr, ce Wheelhouse, l’oblige à faire les choses différemment, s’offrant la participation d’Eric Idle (comique des Monty Python) pour "Death of a Married Man", sifflant l’introduction de Harvey Bodine ou en samplant le titre "Dang Me" de Roger Miller pour son morceau "Outstanding in Our Field" – une pirouette astucieuse sur cette compo où apparaissent également Dierks Bentley au chant et Hunter Hayes à la guitare.

Charlie Daniels pose sa voix unique sur les commentaires sportifs de "Karate" et LL Cool J rappe en parfaite contradiction avec la voix posée et lisse de Paisley sur "Accidental Racist" – morceau faisant réfléchir sur le racisme dans le sud des États-Unis. Pour vous faire une idée plus précise voici le morceau en exclusivite sur notre Blog:

Même la tradition de Brad de toujours inclure un chant chrétien sur chaque album se paie une cure de jouvence avec le "Those Crazy Christians." Avec ce Wheelhouse, qui sortira ce mardi, le son Paisley devient plus pop-rock et plus moderne que ce son que l’on lui connait – plus traditionnel et présent sur ses précédents albums. Mais, comme il l’a déclaré à maintes reprises depuis l’annonce de ce virage musical, "si vous faites parler les gens, les faites réfléchir, hérisser leurs poils alors vous êtes officiellement en vie ("Officially Alive," titre présent sur ce nouvel opus). "

Pour la première fois, sur ce neuvième album, Brad a choisi de produire toute la musique lui-même, chez lui, dans sa demeure du Tennessee, en compagnie de son groupe le suivant sur toutes ses tournées. Et comme pour tout le processus, il voulait également que chaque chanson soit un challenge à relever. "Chaque chanson devait inclure quelque chose de nouveau pour moi, quelque chose à laquelle on ne s’attend pas et qui interpelle à la première écoute," a-t-il expliqué à la presse. "Que ce soit dans les paroles, dans les boucles de samples, avec la participation de guests , l’addition d’un autre genre de music comme le rap ou la collaboration d’un comédien comme Eric Idle, j’avais besoin que cela fasse tourner toutes les têtes. " Il a précisé sa pensée par une image plutôt comique, évoquant son chien qui penche la tête quand il lui demande de faire quelque chose et qu’il ne comprend pas , "et bien, c’exactement la réaction que je voudrais créer avec chaque chanson. "

Le premier single "Southern Comfort Zone" – morceau familier pour les fans du chanteur puisque celui-ci est devenu numéro 1 des charts –  est une explication de texte, détaillant tout le projet de Brad sur cet album : quitter sa zone de confort et explorer d’autres univers tout en ressentant le manque de son territoire et environnement habituel. Il ne pensait pas en faire son premier single mais plutôt le mettre en première position sur l’album pour réellement introduire le projet que cache l’album entier et présenter à tout le monde la direction qu’il allait prendre – casser les frontières, les préjugés et sortir de notre petit cercle coutumier.

Le deuxième single "Beat This Summer" qui est actuellement diffusé sur les ondes radios est une chanson qui évoque l’histoire d’amour d’un jeune mec avec une jeune fille le temps d’un été. La chanson décrit ces des jeunes tombant amoureux et qui réalisent que ce la va être le meilleur été qu’ils aient pu rêver. Brad confessa que, plusieurs fois dans sa jeunesse, il se surprit de dire que son "été avait été encore meilleur que le dernier" et qu’il ne pensait pas que ce fut possible. D’où le titre "Beat This Summer." Cette chanson a une saveur particulière puisque Brad entamera sa tournée cet été et donc voudra également que celui-ci soit encore meilleur que le dernier. Cette chanson fut un vrai défi au point de vue du son car elle empreinte des sentiers reggae, hip-hop, tout utilisant des instruments traditionnels de la country. Brad révèle même que la boucle au tout début du morceau sonne très électro alors qu’en fait il s’agit d’une pedal-steel guitar. Bluffant…

Le virtuouse de la guitare avait décidé que sur cet album, il ne tomberait pas dans la simplicité et se mettrait en danger que ce soit "vocalement, musicalement, dans l’écriture ou dans les thèmes abordés. " Défi parfaitement relevé mais ce nouvel opus sera-t-il au goût des fans inconditionnels de musique country, dite traditionnelle ? Difficile à dire ? Mais on doit bien accorder à Brad le bénéfice du doute et sortir, nous aussi, de notre "Comfort Zone." Ce qu’il tente de nous dire à travers cet album, c’est qu’il voyage, aspire et goûte à de nouvelles expériences, tout comme nous devrions le faire dans nos vies de tous les jours. Comme il l’explique si bien dans l’une de ses vidéos à propos de "Southern Comfort Zone", peut-être est-il un globe-trotter averti maintenant, mais plus il "voyage, plus [il] découvre le monde, plus [il] aime son chez lui, son Tennessee. Et plus [il] aime les gens." Alors, voyageons avec lui et nous aimerons encore plus notre Wheelhouse – la country plus traditionnelle…

Today in Country Music History

Aujourd’hui dans l’histoire de la Country Music:

22 mars 1995

Dwight Yoakam reçoit un disque de platine pour son album "Buenas Noches From A Lonely Room."

 

Le 3ème album de Dwight sortit en août 1998 et fut un énorme succès. Cet opus fut couronné d’un disque de platine et devint son 3ème album à se classer numéro 1. Produit par Pete Anderson, comme pour les deux premiers, l'ambiance est résolument rétro-cool avec le violon en premier plan et, parfois, quelque chose de brutal dû au rythme soutenu et aux gémissements de Dwight, ce qui imprègne les chansons de sentiments variés.

Depuis son ascension, Dwight admit ouvertement l'influence majeure du son de Bakersfield en général et de Buck Owens en particulier. Ce dernier sortit de sa retraite pour un duo avec Dwight sur le premier single, "Streets Of Bakersfield" (reprise d'une chanson de Joy Homer que Buck avait enregistrée dans les années 70).

Cela devint le premier single numéro 1 de Dwight et le dernier de Buck. Une belle revanche contre ceux qui regardaient de haut les chanteurs du sud, qui vivaient à Bakersfield dans les années 60 ; ce qui ressort principalement de ce duo est son côté jovial, franche camaraderie, bien aidés par l’accordéon de Flaco Jimenez. Buck tenta un retour sur le devant de la scène en enregistrant trois nouveaux albums pour son vieux label Capitol, mais les radios ne furent pas séduites par son travail, le boudant copieusement, ce qui le décida de nouveau à prendre sa retraite.

Dwight, à l’inverse, était sur une pente ascendante que ce soit d’un point de vue commercial ou artistique. "Streets Of Bakersfield" fut rejoint, en haut des charts, par l’histoire exceptionnelle histoire que contient le titre "I Sang Dixie." Le personnage de cette chanson chante "Dixie" pour un alcoolique, mourant, échoué en pleine rue de Los Angeles, alors que les passants restent impassibles et continuent leurs routes. Touchant sans être trop sentimental et magnifiquement interprétée, ce titre est l’un de mes préférés par Dwight.

"Buenas Noches From A Lonely Room (She Wore Red Dresses)", dernier single tiré de l’album ne parvint pas à percer dans les classements – une petite 40ème place seulement.

Dans la merveilleuse mais tout aussi sombre "One More Name", il broie du noir après que sa femme ne parle imprudemment dans son sommeil, confirmant la rumeur locale à laquelle il avait jusqu’à maintenant refusé de croire. La souffrance du personnage et son désespoir quant à cette dure vérité fait ressentir à chacun une expression de revanche et même plus – vous pouvez effectivement ressentir ses pulsions homicides et ses envies de meurtres.

"Floyd County" présente  l’enterrement d’un père de famille venant des montagnes du Kentucky. Dwight clôt l’album avec un gospel, à la sauce country traditionnelle, "Hold On To God", écrit et enregistré pour sa mère. Un parfait exemple du mouvement néo-traditionnel du début des années 1990 et qui ne souffre d’aucune comparaison – encore aujourd’hui. Ce sont des albums comme celui-ci qui ont ravivé la flamme pour cette country traditionnelle sans pour autant sonner démodé, dépassé et vieillot aux oreilles des générations suivantes…

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