Nashville

Trace Adkins rentre en cure de désintox...

Trace Adkins a pris son premier verre depuis plus d’une décennie, puis est rentré de nouveau en cure de désintoxication un peu plus tôt cette semaine.

Un porte-parole confirme que le chanteur est entré dans un établissement de traitement après un revers dans sa lutte contre l'alcoolisme. Pendant ce temps, les nouvelles circulent que le chanteur de "Just Fishin" aurait pu être impliqué dans une bagarre.

Trace Adkins" Comme il fait personnellement face à ces questions, nous demandons que l'intimité de sa famille soit respectée", indique le représentant de Country Weekly.

TMZ rapporte qu’Adkins a été impliqué dans une bagarre avec un imitateur qui faisait du karaoké à bord d'une croisière de musique country. Les deux en seraient venus aux mains, et lorsque le navire de croisière a amarré en Jamaïque, le vrai chanteur serait descendu.

Ce n'est pas la première visite d’Adkins en cure de désintoxication. En Décembre 2002, il a complété un programme de 28 jours pour son problème d’alcool au centre de traitement de l'alcool et des drogues de Cumberland Heights près de Nashville, disant à sa sortie que c'était une expérience positive et quelque chose qu'il devait faire pour lui-même , sa famille et sa carrière . Un an plus tôt, il avait plaidé coupable à des accusations de conduite en état d’ivresse.

Adkins devait être à l’affiche de cette croisière country à partir du dimanche (12 janvier). La croisière comprend également Montgomery Gentry, Wynonna Judd, Neal McCoy et Craig Morgan et devait s'arrêter à Cozumel, la Jamaïque et les îles Grand Cayman. Toutes les performances d’Adkins à bord du navire ont été annulées.

On ne sait pas encore combien de temps il va rester en soins. Adkins est normalement actif sur sa page Twitter, mais a été calme depuis son post du 12 janvier : "Ici, dans ma suite, donnant sur les piscines. Comportez-vous bien." La prochaine étape de la tournée prévue d’Adkins est le 8 février à Harrisburg, Pennsylvanie.

Brad Paisley... Critique de son nouveau Wheelhouse (un titre en exclu)

En une année, Brad Paisley a joué sur le plateau de Garrison Keillor pour son émission "Prairie Home Companion," a fait une apparition dans la série animée "South Park " et a sorti son premier livre "Diary of a Player." Il n'est donc pas surprenant que lorsque le chanteur / compositeur / guitariste a intitulé son nouvel album "Wheelhouse" (espace personnel où on se sent à l’aise) il pensait évidemment à en sortir. Le premier single, "Southern Comfort Zone", le 21ème numéro 1 de Paisley, chante les louanges de son Tennessee ("my Tennessee Home") à l’unisson avec la chorale de Brentwood Baptist Church. Il encourage alors les sudistes (comprenez ici, les habitants du sud) à quitter leur environnement quotidien et visiter des villes comme Rome, Paris et bien d’autres, où tout le monde ne connait pas forcément les paroles de "Ring of Fire" ou "Amazing Grace" ("not everybody knows the words to ‘Ring Of Fire’ or ‘Amazing Grace.’")

Le natif de la Virginie-Occidentale a écrit et co-écrit les 14 chansons ainsi que les trois interludes présents sur l’album. Sa signature personnelle est remarquable dans les ballades attachantes ou les chansonnettes comiques comme "Death of a Single Man." Mais bien sûr, ce Wheelhouse, l’oblige à faire les choses différemment, s’offrant la participation d’Eric Idle (comique des Monty Python) pour "Death of a Married Man", sifflant l’introduction de Harvey Bodine ou en samplant le titre "Dang Me" de Roger Miller pour son morceau "Outstanding in Our Field" – une pirouette astucieuse sur cette compo où apparaissent également Dierks Bentley au chant et Hunter Hayes à la guitare.

Charlie Daniels pose sa voix unique sur les commentaires sportifs de "Karate" et LL Cool J rappe en parfaite contradiction avec la voix posée et lisse de Paisley sur "Accidental Racist" – morceau faisant réfléchir sur le racisme dans le sud des États-Unis. Pour vous faire une idée plus précise voici le morceau en exclusivite sur notre Blog:

Même la tradition de Brad de toujours inclure un chant chrétien sur chaque album se paie une cure de jouvence avec le "Those Crazy Christians." Avec ce Wheelhouse, qui sortira ce mardi, le son Paisley devient plus pop-rock et plus moderne que ce son que l’on lui connait – plus traditionnel et présent sur ses précédents albums. Mais, comme il l’a déclaré à maintes reprises depuis l’annonce de ce virage musical, "si vous faites parler les gens, les faites réfléchir, hérisser leurs poils alors vous êtes officiellement en vie ("Officially Alive," titre présent sur ce nouvel opus). "

Pour la première fois, sur ce neuvième album, Brad a choisi de produire toute la musique lui-même, chez lui, dans sa demeure du Tennessee, en compagnie de son groupe le suivant sur toutes ses tournées. Et comme pour tout le processus, il voulait également que chaque chanson soit un challenge à relever. "Chaque chanson devait inclure quelque chose de nouveau pour moi, quelque chose à laquelle on ne s’attend pas et qui interpelle à la première écoute," a-t-il expliqué à la presse. "Que ce soit dans les paroles, dans les boucles de samples, avec la participation de guests , l’addition d’un autre genre de music comme le rap ou la collaboration d’un comédien comme Eric Idle, j’avais besoin que cela fasse tourner toutes les têtes. " Il a précisé sa pensée par une image plutôt comique, évoquant son chien qui penche la tête quand il lui demande de faire quelque chose et qu’il ne comprend pas , "et bien, c’exactement la réaction que je voudrais créer avec chaque chanson. "

Le premier single "Southern Comfort Zone" – morceau familier pour les fans du chanteur puisque celui-ci est devenu numéro 1 des charts –  est une explication de texte, détaillant tout le projet de Brad sur cet album : quitter sa zone de confort et explorer d’autres univers tout en ressentant le manque de son territoire et environnement habituel. Il ne pensait pas en faire son premier single mais plutôt le mettre en première position sur l’album pour réellement introduire le projet que cache l’album entier et présenter à tout le monde la direction qu’il allait prendre – casser les frontières, les préjugés et sortir de notre petit cercle coutumier.

Le deuxième single "Beat This Summer" qui est actuellement diffusé sur les ondes radios est une chanson qui évoque l’histoire d’amour d’un jeune mec avec une jeune fille le temps d’un été. La chanson décrit ces des jeunes tombant amoureux et qui réalisent que ce la va être le meilleur été qu’ils aient pu rêver. Brad confessa que, plusieurs fois dans sa jeunesse, il se surprit de dire que son "été avait été encore meilleur que le dernier" et qu’il ne pensait pas que ce fut possible. D’où le titre "Beat This Summer." Cette chanson a une saveur particulière puisque Brad entamera sa tournée cet été et donc voudra également que celui-ci soit encore meilleur que le dernier. Cette chanson fut un vrai défi au point de vue du son car elle empreinte des sentiers reggae, hip-hop, tout utilisant des instruments traditionnels de la country. Brad révèle même que la boucle au tout début du morceau sonne très électro alors qu’en fait il s’agit d’une pedal-steel guitar. Bluffant…

Le virtuouse de la guitare avait décidé que sur cet album, il ne tomberait pas dans la simplicité et se mettrait en danger que ce soit "vocalement, musicalement, dans l’écriture ou dans les thèmes abordés. " Défi parfaitement relevé mais ce nouvel opus sera-t-il au goût des fans inconditionnels de musique country, dite traditionnelle ? Difficile à dire ? Mais on doit bien accorder à Brad le bénéfice du doute et sortir, nous aussi, de notre "Comfort Zone." Ce qu’il tente de nous dire à travers cet album, c’est qu’il voyage, aspire et goûte à de nouvelles expériences, tout comme nous devrions le faire dans nos vies de tous les jours. Comme il l’explique si bien dans l’une de ses vidéos à propos de "Southern Comfort Zone", peut-être est-il un globe-trotter averti maintenant, mais plus il "voyage, plus [il] découvre le monde, plus [il] aime son chez lui, son Tennessee. Et plus [il] aime les gens." Alors, voyageons avec lui et nous aimerons encore plus notre Wheelhouse – la country plus traditionnelle…

Today in Country Music History

Aujourd’hui dans l’histoire de la Country Music:

29 mars 1960

Willie et Kris au Tootsie's

Le célèbre honky tonk  Tootsie’s Orchid Lounge, situé dans le Broadway sud de Nashville, juste au coin du Grand Ole Opry, ouvre ses portes. Ce petit bar, à la couleur lavande, devient alors le repère de Willie Nelson, Harlan Howard, Hank Cochran et Mel Tillis.

Situé juste derrière le Ryman Auditorium, le Tootsie’s possède deux scenes qui accueillent chaque soir des talents locaux pour des shows live uniques. La musique country moderne y est fortement représentée avec des reprises de Jason Aldean ou Taylor Swift mais la country traditionnelle joue encore une part très importante dans la programmation des soirées et souvent de jeunes talents viennent présenter leurs morceaux originaux afin de les confronter aux oreilles exigeantes et connaisseuses du public.

Parmi ses premiers clients célèbres, le Tootsie’s compte Willie Nelson, Patsy Cline, Mel Tillis, Kris Kristofferson, Waylon Jennings, Roger Miller et bien d’autres encore. D’après le site internet du bar, Willie Nelson reçut sa première proposition de concert après avoir chanté au Tootsie’s. Terri Clark, artiste country canadienne, commença à chanter au Tootsie’s en 1987, et devint cette star internationale interprétant "Better Things to Do"  et "Poor Poor Pitiful Me."

À l’origine, le bar, acheté par Tootsie Bess, s’appelait Mom’s. Le nom de Tootsie’s Orchid Lounge vient du fait qu’un peintre ait repeint, sans que la propriétaire ne le sache, en violet. Depuis, l’extérieur n’a plus changé et a toujours été repeint de cette couleur violette.

On sait de Tootsie qu’elle glissait des pièces de quelques centimes dans la poche des chanteurs qui ne connaissaient pas le succès et qui ne parvenaient pas à séduire le public. Elle gardait même une boite de cigare derrière son comptoir qui contenait des petits papiers IOU (littéralement, je vous dois) de chanteurs qui ne pouvait pas se payer à manger ou à boire et demandait à régler la note plus tard. La légende veut qu’à la fin de chaque année, un petit groupe de chanteurs du Grand Ole Opry prenait ces fameux IOU pour eux et les réglait. Ainsi, Tootsie ne perdait pas tout cet argent.

Roy Acuff, Faron Young et Tom T. Hall assistèrent même à ses obsèques. On l’habilla d’une robe d’une couleur violette pâle et on plaça dans son cercueil une orchidée – sa fleur préférée – qu’elle put emporter avec elle au paradis. Connie Smith chanta quelques-uns des morceaux préférés de Tootsie pendant la cérémonie.

En novembre 2010, le Tootsie’s célébra son 50ème anniversaire au Ryman Auditorium avec les performances de Kris Kristofferson, Terri Clark, Little Jimmy Dickens, Mel Tillis, Jamey Johnson et Joanna Smith.

Shooter Jennings et son "autre vie" (Other Life)

Avec la sortie de son nouvel album "The Other Life", un peu plus tôt ce mois-ci, Shooter Jennings nous montre qu’il est de ceux qui ne se cantonnent pas à écrire, produire un disque et tourner avec celui-ci. Il se ré-invente une "autre vie." Il est de ceux qui vont toujours plus loin et ne sont jamais rassasiés de travail. Pour la majorité des artistes, l’enregistrement et la diffusion de musiques nouvelles seraient suffisants, mais ce n’est pas du goût de Shooter. En plus de la production musicale son nouvel album, il a supervisé et joué dans le court-métrage qui porte le même titre que son opus.

Il travaille également en collaboration avec d’autres artistes ayant les mêmes visions musicales que lui en tant que producteur. Il a récemment joué pour collecter des fonds pour son ancien lycée de Nashville avec le batteur Steve Gorman, de The Black Crowes et Bobby Keys, joueur de saxo pour les ROlling Stones."C’était juste un petit truc pour collecter des fonds, vraiment sympa, pour les arts et le lycée. Steve a tout organisé et j’étais plus qu’heureux d’en être" raconta Shooter tout en débitant tous les projets sur lesquels il travaille.

"Je suis allé à Chicago pour produire l’album d’un groupe qui s’appelle Last Hope False. Ensuite je suis allé travailler sur une chanson de l’album que Jack White veut faire en hommage de Wanda Jackson."

Entre tous ces projets, il trouve encore le temps de donner quelques spectacles occasionnels et de préparer une plus grande tournée pour soutenir son album "The Other Life." Cette dernière comprendra une date au Grand Ole Opry, où les chansons nasillardes de son nouveau disque devraient parfaitement trouver leurs places.

Le duo avec Patty Griffin "Wild and Lonesome" ressemble particulièrement à ce que sa mère et son père – Jessi Colter et Waylon Jennings - auraient pu enregistrer. "Patty est apparu sur l'album The Music Inside (ndlr : en hommage à son père). J'ai vraiment aimé sa voix sur ce disque" a complimenté Shooter. "Je lui ai tendu la main et elle l'a fait. J’en suis vraiment fier."

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